Autres MST

La Gonorrhée

La gonorrhée est une infection causée par une bactérie appelée Neisseria gonorrhoeae. Elle peut engendrer une infection de l’urètre, du col de l’utérus, du rectum et de la gorge. Toutefois, beaucoup de personnes ne savent pas qu’elles ont la gonorrhée parce que bien qu’infectées, elles ne présentent pas de symptômes. Il s’agit d’une des plus fréquentes maladies infectieuses avec plus de 200 millions de cas annuels dans le monde

La gonorrhée se transmet uniquement par contact sexuel avec une personne qui l’a déjà.

Symptôme

Jusqu’à 80 % des personnes atteintes de gonorrhée (chaude pisse, dose, blennorragie) n’ont pas de symptôme. Lorsqu’il y a des symptômes (écoulement du pénis, douleur en urinant, perte vaginale anormale, vaginite, mal de gorge ou écoulement anal), ils apparaîtront de deux a huit jours après le contact.

Complication

Non traitée ou mal traitée, l’infection peut avoir des conséquences plus ou moins graves.

Chez la femme : une salpingite pouvant causer la stérilité.

Chez l’homme : une inflammation des testicules et/ou de la prostate.

Diagnostic et traitement

Une analyse de sang n’est pas utile pour détecter cette infection. Le seul moyen de l’identifier est une analyse des sécrétions, faite en laboratoire. Les sécrétions devront être prélevées aux endroits présumés ment infectés : l’urètre chez l’homme, le col de l’utérus chez la femme, la gorge, l’anus.

Cette infection se guérit complètement avec des antibiotiques. S’il s’agit de comprimés, ils devront être pris entièrement, sans les partager avec d’autres. Un traitement complet doit inclure un examen de contrôle. Tout partenaire devrait subir un examen de dépistage et suivre un traitement s’il y a lieu.

Chlamydiose

La chlamydia trachomatis est une bactérie qui cause une MST. La chlamydiose est très courante chez les jeunes adultes et les adolescents. Cependant, de nombreuses personnes ne savent pas qu’elles ont la chlamydiose parce que bien qu’infectées, elles peuvent ne pas présenter de symptômes. Environ 75 % des femmes et la moitié des hommes infectés n’ont pas de symptômes.

Transmission

La chlamydiose se transmet par contact sexuel (principalement vaginal ou anal) avec une personne infectée.

Symptôme

Environ 75 % des femmes et 50 % des hommes qui ont la chlamydiose ne présentent pas de symptômes.

Chez la femme, les symptômes de la chlamydiose comprennent : des pertes vaginales anormales, le saignement après les rapports sexuels, le saignement entre les règles des douleurs abdominales ou pelviennes.

Chez l’homme, les symptômes de la chlamydiose incluent : un écoulement pénien, une brûlure lors de la miction, des testicules enflés et/ou douloureux.

Traitement

La chlamydiose se soigne facilement avec des antibiotiques. Étant donné que souvent, les hommes et les femmes atteints de chlamydiose ont également la gonorrhée, on leur donne aussi fréquemment le traitement pour la gonorrhée. Il est important de veiller à ce que votre (vos) partenaire(s) sexuel(s) se fasse(nt) également soigner pour prévenir une réinfection. Évitez d’avoir des rapports sexuels pendant le traitement pour réduire le risque de contracter à nouveau l’infection ou de la transmettre à quelqu’un d’autre.

L’hépatite B

L’hépatite B est une maladie grave du foie causée par le virus de l’hépatite B (VHB). Elle est extrêmement infectieuse et se transmet par les rapports sexuels ou le contact avec du sang ou des liquides organiques infecté. Quoique le VHB puisse infecter les personnes de tous âges, les jeunes adultes et les adolescents courent le plus grave risque. Le VHB attaque directement le foie, provoquant une maladie grave, des lésions hépatiques et dans certains cas la mort. Bien qu’il n’y ait pas de remède pour l’hépatite B, il existe un vaccin sûr et efficace pour prévenir la maladie.

Transmission

  • le contact sexuel (vaginal, anal ou buccogénital) avec une personne infectée ;
  • le partage d’aiguilles, de drogues par intraveineuse et d’attirail pour l’injection des stupéfiants ;
  • l’emploi de rasoirs ou d’aiguilles à tatouage contaminés ;
  • la grossesse et/ou l’accouchement (exposition périnatale) ;
  • l’exposition professionnelle au sang ou à d’autres liquides organiques d’une personne infectée.

Symptômes

De nombreuses personnes souffrant de l’hépatite B n’ont pas de symptômes ou n’en ont que de légers. Toutefois, certaines gens présentent des symptômes semblables à ceux de la grippe ou ont l’ictère (jaunissement de la peau). Les symptômes de l’hépatite B incluent :

  • la fatigue ;
  • la nausée ou les vomissements ;
  • la fièvre et les refroidissements ;
  • des urines foncées ;
  • des selles liquides ;
  • le jaunissement des yeux et de la peau (ictère) ;
  • une douleur au côté droit, pouvant irradier dans le dos.

Traitement

Il n’existe pas de remède spécifique pour l’hépatite aiguë et aucun médicament ne s’est révélé capable de modifier le cours de l’infection une fois qu’une personne est malade. Toutefois, pour les personnes atteintes d’hépatite chronique, le traitement par l’interféron peut aider. De plus, vers la fin de 1998, la Fédération américaine des aliments et drogues a approuvé l’utilisation de la lamivudine, un médicament antiviral administré par voie orale, pour le traitement de l’hépatite B chronique. Dans les cas graves, une transplantation hépatique est parfois nécessaire.

Il vaut donc mieux se faire vacciner, si ce n’est pas déjà fait.

L’hépatite C est également reconnue comme maladie sexuellement transmissible, mais le risque de transmission par voie sexuelle est très faible.

Le virus de la verrue humaine (condylomes acuminés)

Le virus de la verrue humaine (VVH) est un ensemble de plus de 70 types de virus qui causent des condylomes ou papillomes. Bien que certains types de VVH provoquent des verrues vulgaires sur les mains et les pieds, les VVH génitaux, qui sont sexuellement transmissibles, causent des verrues dans les régions génitale et anale tant chez l’homme que chez la femme. Certaines souches de VVH sont associées à un risque accru de cancer du col utérin.

Transmission

  • Le fait d’avoir des rapports sexuels sans préservatif ;
  • Le fait d’avoir plus d’un partenaires sexuels ;
  • Le fait de commencer l’activité sexuelle pendant l’adolescence ;
  • Le fait d’avoir un partenaire sexuel qui a plusieurs partenaires sexuels.

Comment éviter la transmission

L’emploi de préservatifs en latex ou en polyuréthanne pendant les rapports sexuels aide à réduire le risque de transmission, mais celle-ci peut toujours avoir lieu si les verrues se trouvent sur des parties du corps non recouvertes par le préservatif.

Symptôme

Le VVH occasionne des verrues présentant des caractéristiques différentes. Elles peuvent être petites ou grosses, plates ou bombées, simples ou multiples ; parfois, elles ne sont même pas visibles. On remarque le plus couramment les verrues à l’extérieur du vagin, sur le pénis et autour de l’anus. Chez la femme, le VVH provoque la formation de verrues dans le vagin et sur le col de l’utérus. Dans à peu près la moitié des cas, les personnes infectées par le VVH n’ont pas de verrues.

Traitement

Il n’existe actuellement aucun remède pour le virus de la verrue humaine. Une fois qu’une personne est infectée, elle porte le virus pendant toute sa vie, même après qu’on a enlevé les condylomes acuminés. Le développement d’un vaccin contre le VVH est en cours et le vaccin n’est pas encore disponible.

Certains condylomes acuminés régressent tous seuls lorsqu’ils ne sont pas soignés. Il existe plusieurs remèdes efficaces pour éliminer les condylomes acuminés. Selon le Centers for Disease Control and Prevention aux Etats-Unis, aucun des remèdes suivants n’est meilleur que les autres et il peut être nécessaire d’en utiliser plus d’un pour éliminer efficacement les verrues. Ces remèdes incluent :

  1. Le gel de podofilox, un médicament que le patient applique sur les condylomes génitaux externes ;
  2. La pommade d’imiquimod, un remède que le patient applique sur les condylomes génitaux externes et sur les condylomes péri-anaux ;
  3. La chimiothérapie (notamment l’acide trichloracétique et la podophylline) qui doit être appliquée par un prestataire de soins qualifié afin de détruire les condylomes ;
  4. La cryothérapie qui consiste à utiliser l’azote liquide pour geler les condylomes ;
  5. La thérapie au laser où l’on utilise un faisceau laser ou des lumières intenses pour détruire les condylomes ;
  6. L’électrochirurgie qui consiste en l’emploi du courant électrique pour brûler les condylomes ;
  7. La chirurgie qui permet de couper le condylome lors d’une consultation ;
  8. L’interféron, un médicament antiviral que l’on injecte directement dans les condylomes.

Chacun de ces remèdes présente des avantages et des inconvénients dont vous devez discuter avec votre prestataire de soins.

La maladie inflammatoire pelvienne (MIP)

La MIP est une infection des organes reproducteurs internes de la femme qui concerne l’utérus, les trompes de Fallope, les ovaires et les tissus pelviens environnants. Ces tissus deviennent enflammés, irrités et enflés. Les causes les plus courantes de la MIP sont la chlamydiose et la gonorrhée, bien que d’autres types de bactéries jouent également un rôle. La MIP est l’une des principales causes de stérilité chez la femme.

Transmission

La MIP est causée par des maladies sexuellement transmissibles qui n’ont pas été soignées, les plus courantes étant la chlamydiose et la gonorrhée (voir début du post). D’autres types de bactéries jouent également un rôle.

Symptômes

  • des pertes vaginales anormales ;
  • un saignement vaginal anormal et/ou abondant ;
  • le saignement entre les règles ;
  • la fièvre/les refroidissements ;
  • la nausée/les vomissements.

Traitement

La MIP se soigne à l’aide d’antibiotiques. Parfois, une hospitalisation et des antibiotiques par voie intraveineuse sont nécessaires. Si l’infection se propage au-delà de l’appareil génital dans l’abdomen ou s’il y a formation d’un abcès, une opération pourra être requise. Pour diminuer le risque d’inflammation et de cicatrisation, on prescrit des anti-inflammatoires comme les stéroïdes. Si l’on ne traite pas la MIP, il peut s’ensuivre des complications très graves nécessitant des soins médicaux immédiats.

Il est important de veiller à ce que votre (vos) partenaire(s) sexuel(s) se fasse(nt) également soigner pour prévenir une réinfection. Evitez d’avoir des rapports sexuels pendant le traitement pour réduire le risque de contracter à nouveau l’infection ou de la transmettre à quelqu’un d’autre.

La trichomonase

Le trichomonas vaginalis est un organisme microscopique qui cause la trichomonase, une maladie sexuellement transmissible.

Transmission

La trichomonase se transmet par les rapports sexuels vaginaux avec une personne infectée.

Symptômes

Les hommes autant que les femmes peuvent contracter la trichomonase. De nombreuses personnes infectées n’ont pas de symptômes.

Chez la femme, les symptômes incluent :

  • des pertes vaginales anormales et plus abondantes (bulleuses, vert pâle ou grises), dégageant une odeur désagréable ;
  • des démangeaisons, une brûlure ou une rougeur de la vulve et du vagin.

Chez l’homme, les symptômes comprennent :

  • Un écoulement pénien ;
  • Une brûlure lors de la miction.

Traitement

La trichomonase se soigne facilement avec des antibiotiques, habituellement un médicament appelé métronidazole (Flagyl). Ce médicament engendre des effets indésirables tels que de légères nausées, des vomissements et un goût métallique. Néanmoins, pour que le traitement agisse, il importe de prendre les médicaments comme ils sont prescrits. Le remède provoque aussi une mauvaise réaction lorsqu’on prend de l’alcool ; ne buvez que 24 heures après la fin du traitement. Il ne faut pas utiliser le médicament en début de grossesse.

Il est important de veiller à ce que votre (vos) partenaire(s) sexuel(s) se fasse(nt) également soigner pour prévenir une réinfection. Evitez d’avoir des rapports sexuels pendant le traitement pour réduire le risque de contracter à nouveau l’infection ou de la transmettre à quelqu’un d’autre.

Conclussions

Voilà un résumé des principales maladies sexuellement transmissibles, il est inutile de rappeler que les rapports non protéger sont à proscrire dans une relation tarifiée. Pour la fellation nature que proposent de plus en plus de prostituées, elle comporte certains risques mais limités. Éviter toutes fois cette pratique si vous avez la moindre coupure, bouton et autres petits problèmes sûrs ou proche de votre pénis. Éviter également de vous faire faire une fellation nature si vous remarquez que la santé bucco-dentaire de votre partenaire n’est pas bonne.

De plus pour les filles après chaque client il est important de se nettoyer (encore mieux se désinfecter) la bouche correctement. Et surtout ne faites pas de fellation nature si vous avez le moindre problème dans votre bouche (coupure, etc.).

Je n’ai volontairement pas parlé de l’herpès, qui est aussi une MST, mais suffisamment connue et qui se soigne très bien. Il est cependant bon de rappeler que l’hygiène personnelle est la moindre des choses à avoir lors d’une relation sexuelle, encore lorsqu’elle est tarifiée.